A Angkor, une école gratuite pour tous

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À Siem Reap l’immense avenue Charles-de Gaule qui permet d’accéder au célèbre site d’Angkor, est bordée de somptueux hôtels. Des chaines de renom où certaines chambres sont à 300 dollars et plus (le salaire moyen au Cambodge est à moins de 150 dollars par mois).

Juste à côté, le long de pistes cabossées, parallèles à l’avenue Charles-de-Gaule, des familles vivent 6 mois par an, les pieds dans l’eau et la boue, sans eau courante ni eau potable. Nous avons l’exemple d’une famille de 14 membres qui vit dans 12 m2 avec 150 dollars par mois !
Tant mieux s’il existe des gens riches. Tant mieux pour eux, pour l’économie aussi, sans doute. Mais comment accepter tant de misère ici, à Angkor, alors que l’argent coule à flot ? Comment accepter alors que le droit d’entrée au site est de 20 dollars par jour, que le gouvernement envisage de le porter à 35 dollars, sans que la population locale n’en récolte le moindre fruit, tout ceci dans un climat de « corruption généralisée » assurent unanimement les Cambodgiens.
Alors oui, en voyant cela, on se dit qu’une bonne révolution, comme un cri, comme un coup de balai, serait salutaire.
Au sein de l’association A vélo pour les enfants du monde (AVEM), on se dit que la révolution la plus puissante, l’arme la plus efficace sur la durée, c’est l’éducation des enfants.

C’est aussi le parti-pris d’Angkor Green School, créée par Sokhom, un gars du quartier. Des Belges, Guy Bekemans, Mark Desmaele et de nombreux occidentaux l’ont aidé à construire une nouvelle école. Les 130 élèves y apprennent gratuitement l’anglais et le japonais en complément de la scolarité dispensée le matin ou l’après-midi dans les écoles publiques où le niveau est excessivement faible.

Cette école fonctionne avec deux enseignants et des volontaires qui viennent du monde entier. Nous acons passé un très beau moment au sein de cet établissement où l’ambiance est joyeuse, où les enfants ont vraiment envie d’apprendre avec des méthodes qui valorisent les qualités individuelles, où chacun a envie de donner le meilleur de lui-même. Ces enfants (il y a aussi des adolescents le soir et des adultes le week-end) rêvent de devenir guide à Angkor ou de travailler dans un hôtel. Ces mêmes enfants, grâce à cette éducation ouverte au monde, disposeront peut-être, demain, des armes pour dire stop, pour engager leur pays vers plus de justice, plus d’équité. C’est le pari d’Angkor Green Scholl, c’est le voeu d’AVEM.

Pour ces enfants d’Angkor et d’ailleurs, soyez acteur de cette révolution: accordez un don à AVEM (déductible des impôts). Pour que nous ne soyons plus de simples spectateurs de tant d’injustices. Chaque goutte d’eau compte

Suivez-nous également sur Facebook Jean-Louis Barrère cyclo-voyageur. 

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